Une Journée à Saint Jo dans les années 20

lundi 14 avril 2008
par  André
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Texte de G. Coulon et J. Lentz

Saint.JO dans les années 20 - Le renouveau

L’évêque de DIJON a demandé au Chanoine CONTANT curé d’Is-sur-Tille de remettre en fonctionnement l’école sauvée de la vente par les anciens élèves

L’école était en bon état dans sa construction d’origine. On y accédait par l’escalier d’honneur dans la galerie des peintures au premier étage où se trouvaient les bureaux de direction et la chapelle dans l’aile. Aux étages les salles de classes, l’infirmerie et les dortoirs Dans la cour un grand préau, la salle des fêtes , une piscine et un petit jardin d’agrément avec un bassin. Ils ont été détruits lors de la construction de la chapelle

Dès son arrivée, le Chanoine CONTANT ouvre les sections : Techniques avec préparation aux arts et métiers de LILLE, une section commerciale, une section classique et une section agricole. Il achète aux liquidations des camps américains, un grand baraquement qui abritera au début les sections techniques puis ensuite la section agricole. Il construit, en prolongement de l’aile, des batiments avec charpente en SHEED pour la salle de dessin et les ateliers

Le fonctionnement :

Les professeurs : il y avait beaucoup de bénévoles
Les surveillants étaient des étudiants. Parmi ces derniers certains sont devenus célèbres. Un grand séminariste surveillant COLLIN est devenu évêque du CAIRE. Raymond SACHOT après avoir continué ses études en Amérique, est devenu le patron d’Amora et de la Société générale alimentaire

La vie des élèves internes :

Dès leur inscription, les internes recevaient un numéro destiné à marquer le linge et tous les objets ; notre ami PERDU , cinquante ans après nous disait qu’il conservait précieusement son rond de serviette portant le numéro un

Lever à 5h 30 : Toilette au lavabo collectif , c’était un grande auge en zinc et un tuyau percé de trous distribuait l’eau ; en étude à 6 h 00. Petit déjeuner à 7h00. Puis en récréation jusqu’à l’arrivée des externes avec lesquels nous faisions la prière à genoux sur les bancs de classe.

A 12h : Repas au réfectoire après avoir bu un petit verre d’huile de foie de morue en apéritif . (celui qui n’en voulait pas pouvait payer cinq sous un copain moins écoeuré pour l’avaler à sa place). C’était le prix d’une bouchée au chocolat vendue à la récréation par le père REGNIER économe qui nous distribuait la tranche de pain au goûter de 16 heures. L’économe se tenait dans une espèce de guérite dans la cour. Pendant le repas , il était interdit de parler, un élève lisait un livre.

16 h. : Salle d’études jusqu’à 18 h. Repas du soir et récréation jusqu’au coucher.

Les dortoirs avaient de 40 à 80 lits par 4 rangées

Un surveillant par dortoir séparé des élèves par un rideau .

C’était le début de la TSF certains élèves avaient construit un petit poste à galène fonctionnant sans courant, le lit métallique servait d’antenne ce qui permettait d’entendre la tour Eiffel avec un écouteur.

Le jeudi , le programme immuable commençait par une messe générale, suivie dans chaque classe par une interrogation écrite qui servait à noter les élèves . L’après-midi , les internes qui n’avaient pas de correspondant pour les faire sortir , partaient en promenade vers des lieux de détente.

Un jeudi pas comme les autres. Il s’agit du jeudi Saint qui dérogeait à la règle. Ce jeudi là, chaque élève avait à son programme la visite de 2 ou 3 reposoirs , ce qui amenait certains à la chapelle des chartreux d’où ils pouvaient revenir très impressionnés

Nous sortions tous les trimestres pour aller en vacances.

Les élèves qui avaient un correspondant pouvaient sortir le Dimanche en remettant un bulletin rose (bons élèves) à la concierge.


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